mardi 11 mars 2008


Remerciements.


Au lendemain d'un scrutin qui donne , dans notre canton , l'avantage au Conseiller sortant , Emmanuelle Gervasoni et moi remercions les 630 électrices et électeurs ( 23,69 %) qui nous ont accordé leur confiance.

Les scores par commune sont les suivants: Assencières 24 voix ( 27%); Val d'Auzon 30 voix (13%); Bouy-Luxembourg 17 ( 14%); Brevonnes 67 ( 20%); Dosches 41 ( 23%); Géraudot 69 ( 32%); Luyères 63 ( 27%); Mesnil-Sellières 151 ( 54%); Onjon 27 ( 16%); Piney 91 ( 15%); Rouilly-Sacey 50 ( 27%)


Lors des élections cantonales de 2002, la candidature unitaire de gauche avait remporté 597 suffrages et 24,11% des voix. Nous gagnons 33 voix et perdons 0,42%.


Le nombre d'inscrits était passé de 3 384 à 3 652 (+ 268), le nombre de votants de 2626 à 2771 ( + 145 ). Le nombre de votes exprimés était de 2476 en 2002 contre 2659 en 2008 ( +183). La participation était de 77,60% en 2002, et de 75,88 en 2008 ( - 1,72 %).


Le Front national recule de 13,37% (331 voix) à 9,25% (246 voix) soit - 4,12% ( - 85 voix)

Le candidat de droite obtient 1783 voix et 67,06% ( + 235 voix = + 4,54% )


Au vu de ces résultats, et sans qu'on puisse naturellement parler de transferts automatiques, il est vraisemblable que le conseiller général de droite recueille des voix jusque là captées par le Front national. Cette situation se retrouve d'ailleurs dans d'autres cantons de notre département qui accordaient à la formation d'extrême droite des scores relativement importants.


Au delà des questions de personnalité dont chacun est seul juge, la stabilité du rapport de forces droite gauche est remarquable et ce malgré l' évolution de la population.

Le second tour concerne 4 cantons sur 16. Quelque soit un résultat que nous souhaitons favorable pour ceux des candidats qui incarnent une volonté de renouvellement démocratique, la majorité départementale ne sera pas affaiblie. Le ralliement du conseiller ex-PS de Troyes I à la droite ne clarifie pas le débat politique.

Nous espérons avoir modestement contribué à l'expression d'une volonté unitaire de renouvellement et d'ouverture. Nous resterons aux côtés de toutes celles et ceux qui ne se résignent pas au recul de civilisation engagé par le pouvoir actuel. L'unité a fait la preuve de son efficacité dans le scrutin municipal et permis le rassemblement dans de nombreux cantons. Nous savons cependant que celà n'est pas suffisant. Les pratiques démocratiques nouvelles dessineront au jour le jour les contours d'une société humaine et solidaire, hors des combinaisons sectaires et des emballements médiatiques. Chacune, chacun a ici sa place.

jeudi 6 mars 2008

Faire mieux pour l’Aube et les aubois.



Lors d’une récente réunion, une intervenante posait la question suivante :
« Pourquoi devrais-je voter plutôt à gauche qu’à droite aux élections cantonales ? ». J’emprunterai la réponse au Conseil général lui-même : « Un budget pour exprimer des choix… le vote du budget traduit concrètement la politique du Conseil général… »

Les ressources du département proviennent principalement :

- de la fiscalité locale directe ( taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti et non bâti, taxe professionnelle ) : 29% des recettes.
- de dotations de l’Etat : 27%
- de la fiscalité indirecte (dont une partie de la taxe sur les carburants : TIPP) : 18%
- d’ emprunts : 13%
( source site du cg de l’aube pour 2007)
Le total se montait à 317,8 millions d’euros en 2007. 321, 7 millions d’€ en 2008.

La répartition des principales dépenses est la suivante (budget 2008) :

- action sociale 45,1% ( moyenne nationale 2005 : 66,2%)
- Réseaux, infrastructures, aménagement, environnement : 16,5% (m. nationale 27,9%)
- Enseignement (principalement collèges) : 11,6% (m. nationale 18,4%)
- Développement et zones d’activités : 6,6 %
- Transports dont transports scolaires : 5% (m .nationale 4,2% )
- Culture, jeunesse, sports, loisirs : 3,6%


Urgence sociale :

Les chiffres et les pourcentages rendent mal compte d’une réalité sociale rarement prise en compte. L’Aube est un département peu peuplé : 298 000 habitants soit une densité de 49 h / km2 (moyenne nationale 111 h / km2 ). En quelques dizaines d’années, l’emploi dans la bonneterie est passé de 24 000 emplois à 3 500. Et Joé Triché rappelait lors de la dernière session du Conseil général « les réalités douloureuses » des dernières semaines avec « de nouvelles fermetures d’usines dans le textile et les suppressions d’emploi chez Petitjean. »
Les salaires sont inférieurs de 20% à la moyenne nationale. Le PIB par habitant inférieur de 15%. Par contre, nous avons plus de familles monoparentales et plus de femmes au travail. Dans l’aube, ce sont 35 000 personnes qui vivent avec moins de 600 € par mois.
Dans le domaine de la santé, l’Aube se range au 74ème rang/ 95 pour la couverture médicale et au 70ème rang/95 pour le nombre de lits d’hôpitaux.

La formation des jeunes et des salariés, pour de meilleurs emplois.

La population étudiante s’est accrue à Troyes et l’on ne peut que s’en réjouir. Cela ne doit pas cacher un niveau de qualification en moyenne plus faible que la moyenne nationale. A l’emploi industriel en régression succède un emploi de services à faible revenu et à précarité croissante. La récente grève des employé(e)s des grandes surfaces a mis en évidence des conditions de vie et de travail très éloignées des slogans de l’UMP et de son Président. En France , 50% des salariés, tous secteurs confondus gagnent moins de 1600 € nets par mois. 47% des familles monoparentales ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.
Lors d’une conversation télévisée – sur FR3 - avec Marc Bret, Philippe Adnot s’est réfugié derrière la « compétence régionale » en matière de formation. Quelques secondes plus tôt, il vantait le volontarisme du département dans le domaine des infrastructures !

Nous proposons :

- d’instaurer le quotient familial dans les cantines de façon à prendre en compte réellement les ressources des familles. (Pour les enfants des familles les moins aisées la cantine à 1 €.). Ce mode de calcul pourrait être étendu aux activités sportives et de loisirs grâce à des aides départementales.
- De favoriser le maintien à domicile de tous ceux dont l’autonomie est affectée par la maladie ou l’âge en développant des emplois locaux. Les structures associatives existantes seront soutenues de même que les initiatives des communes ou des communautés de communes.( Dans notre département, le nombre de personnes de plus de 75 ans est supérieur à la moyenne nationale.)
- De faciliter l’accès à des modes de transports adaptés, à des tarifs raisonnables.
- De lutter contre les inégalités, notamment dans le domaine de la formation. La dotation d’un ordinateur portable à chaque collégien (cartable électronique) est déjà mise en œuvre dans de nombreux départements. La politique de formation en direction des jeunes et des Rmistes serait soutenue par le département afin de faire reculer le travail précaire et les bas salaires . Les conseillers généraux peuvent agir en amont notamment par leur soutien aux salariés menacés de suppressions d’emploi. La fermeture programmée de sièges de tribunaux de prud’hommes doit être combattue.
- L’accueil dès la petite enfance est déterminante pour l’avenir. Le service public d’éducation, l’école maternelle doivent être soutenus ainsi que les structures d’accompagnement ( garderies, cantines…)


Avec quels moyens ?

Les ressources du département sont conditionnées par une fiscalité injuste et des transferts de l’Etat qui se décharge de ses missions de service public sans compenser les dépenses nouvelles.
Voter le 9 mars, ce sera aussi sanctionner cette dérive voulue par le gouvernement et sa majorité, soutenue par la majorité départementale et les parlementaires aubois.

Il est cependant possible d’agir dans le cadre actuel.
- Le budget 2008 fait apparaître un excédent de recettes de fonctionnement de 35 millions A titre de comparaison, , les subventions aux communes et structures intercommunales s’élèvent à 16,1 millions d’€. Il existe donc bien des marges de manœuvre sans augmentation des impôts.
- La transparence dans les aides publiques : actuellement des fonds importants sont attribués à des entreprises sans évaluation ni contrôle.
- Des refus de coopération entre les collectivités privent le département de ressources ( Pôle de compétitivité, participation de la région au Parc naturel - PNRFO)
- L’abandon de services publics au secteur privé (eau ; assainissement ) se révèle souvent coûteux.

Notre engagement implique la participation de tous à la définition et à la mise en œuvre de nouvelles orientations. C’est pourquoi, sous des formes adaptées aux divers territoires, nous proposons l’instauration d’un dialogue réunissant citoyens et élus. Une « démocratie participative » qui ne s’arrêterait pas à la formulation des attentes, mais donnerait la possibilité de peser sur les choix, y compris budgétaires.

vendredi 29 février 2008

L'Aube qui se lève tôt.


Lu dans la presse:

Hausse de salaires. Les salarié(e)s du groupe Devanlay ont obtenu 2,5% d’augmentation et la mise en place de chèques vacances. Un débrayage appuyait les négociateurs . Le groupe a réalisé 132 millions d’euros de bénéfices pour un chiffre d’affaire de 825 millions. C’est beaucoup « pour une ouvrière qui gagne 10 euros de l’heure et en moyenne 1 000 euros net par mois » précise une syndicaliste. La CGT doit consulter les salariés avant la signature éventuelle d’un accord. Devant les bureaux de l’entreprise une couseuse déclarait « Nous voulons autant que lui » , faisant allusion à la hausse de 170% accordée au Président de la république.

La hausse des prix a atteint 2,8% en 2007, le taux le plus élevé depuis 1992. Elle pourrait atteindre 3% en février. L’augmentation des prix alimentaires et de l’énergie sont les plus sensibles : + 12,3% pour l’énergie, + 4,2% pour l’alimentation, + 3,1% pour les loyers, l’eau et les ordures ménagères. Ces pourcentages moyens rendent mal compte des augmentations subies par les ménages et que la récente enquête du journal "60 millions de consommateurs" a mis en évidence. Le président Sarkozy a déclaré notamment que « les Français avaient le « sentiment justifié que leur pouvoir d’achat était rogné, que leur niveau de vie avait baissé à cause de cette augmentation des prix » . M . de La Palice n’aurait pas mieux dit. Solutions selon son gouvernement : veiller au respect de la concurrence et travailler plus longtemps. Si la valeur de l’heure de travail diminue, faites plus d’heures pour compenser ! Encore faut-il le pouvoir.

Travailler plus .On sait déjà que 4,8% de la population a plusieurs employeurs ( 1 126 000 salariés- chiffres INSEE 2005). Cette proportion a cru de 13,5% depuis 2003. Dans 7 cas sur 10, l’emploi principal est à temps partiel. Cela concerne essentiellement des emplois féminins, dans les services aux particuliers (40%) ; l’éducation ,la santé et l’action sociale (39%) ; les services aux entreprises (7%). Ces chiffres sous estiment la réalité puisqu’ils ne tiennent pas compte des travailleurs indépendants ni naturellement du travail au noir. Certains travailleurs atteignent ainsi des horaires à la limite de la légalité. Ils ne bénéficient pas des mesures sur les heures supplémentaires puisqu’ils dépendent de deux employeurs. La « défiscalisation » des dites heures ne concerne d’ailleurs que ceux qui gagnent assez pour payer des impôts !… (Les durées maximales de travail sont fixées (sauf dérogation) à 10 h par jour, 48 h par semaine, 44 h en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives. )

Chômage : +1,1% en novembre…+ 1,2% en décembre La hausse du chômage dans l’Aube a repris depuis le mois d’août. Il y aurait 10 396 demandeurs d’emploi selon les chiffres officiels. L’augmentation des nouvelles inscriptions à l’ANPE est de 4,1% (contre 2,6% pour la région.) Les offres d’emploi déposées croissent de 4,5% contre 9,5% pour la région (+ 12,3% dans la Marne). Le taux de chômage selon les normes du BIT (Bureau international du travail) est de 8,4%.


Caisses vides ? En 2007, 528 000 contribuables ont réglé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour un montant de 4,42 milliards d’euros. En cinq ans, le nombre d’assujettis à cet impôt a augmenté de 85%. Selon le syndicat unifié des impôts (SNUI) cette progression est due à l’augmentation des valeurs mobilières (titres financiers) , du marché immobilier , et de l’effet démographique. Pour 50% des assujettis, le montant de cet impôt ne dépasse pas 2 000 euros par an Par exemple, pour un patrimoine de 830 000 euros, un couple paie 440 euros d’ISF. 1,2% seulement des contribuables de l’ISF sont classés dans les fortunes estimées à plus de 10 millions d’euros. Grâce aux mesures prises par le gouvernement Fillon-Sarkozy, 18 000 contribuables bénéficiant du bouclier fiscal pourraient se voir rembourser 563 millions d’euros ! Afin de savoir si vous faites partie des heureux élus voici le barème de l’ISF :
< taux =" 0" taux =" 0,55%" taux =" 0,75%" taux =" 1%" taux =" 1,3%" taux =" 1,65%" taux =" 1,8%

La presse en parle.

La presse locale a bien voulu rendre compte de la candidature de gauche dans le canton de Piney. Sous l'article reproduit ci-dessous, on apprend également que la majorité du Conseil général se soutient elle-même. ("Cantonales: les soutiens du conseil gnéral"). Le journal précise que "c'est désormais une tradition..". Nous nous souvenons en effet de l'implication personnelle de P. Adnot lors de la précédente campagne électorale, avec pour objectif avoué d'éliminer toute personnalité tant soit peu indépendante. Plus étrange est le satisfecit que se décernent les sortants pour avoir "rétabli les finances du Département". Leurs prédécesseurs - c'est à dire eux mêmes- étaient -ils donc si laxistes?
La droite fait bloc. Aux électeurs qui ne s'y reconnaissent pas de manifester eux aussi leur unité.

Patrimoine et culture.

Tous les candidats ont reçu la lettre suivante accompagnée d'un document dont vous pourrez trouver le texte intégral sur ce lien ( cliquer ici) . Précisons que le budget alloué à la culture , à la jeunesse, aux sports et aux loisirs représente 3,6% du budget du département.
Nous reproduisons la lettre ainsi que la réponse adressée aux associations culturelles.


"L’Aube, Troyes et la culture : un patrimoine d’exception, un rayonnement insuffisant, quelques propositions pour changer


Le 31 janvier 2008



Madame, Monsieur




Vous êtes candidate ou candidat aux élections municipales à Troyes ou dans une des villes composant la CAT, ou aux élections au conseil général du département de l’Aube.
Nos associations qui rassemblent plusieurs centaines d’adhérents se sont réunies pour faire un état des lieux de la politique culturelle menée à Troyes, dans le cadre de l’agglomération troyenne et dans celui du département. Elles ont été conduites à le faire car elles considèrent que la promotion du patrimoine local, à bien des égards exceptionnel, n’est pas à la hauteur de ce que celui-ci représente dans l’histoire nationale et internationale. Elles ont élaboré le document joint à cette lettre qui comprend une analyse de l’identité culturelle locale, des insuffisances constatées dans la reconnaissance et la mise en valeur de cette identité, des quelques faits positifs aussi, des causes des insuffisances. Nous terminons ce document par une certain nombre de propositions propres selon nous à améliorer la situation.
Au moment où vous recevrez ce document, nous l’aurons rendu public lors d’une conférence de presse. Nous souhaitons avoir votre point de vue sur son contenu, son analyse, ses propositions et nous souhaitons connaître les éléments de votre programme qui répondent à nos préoccupations. Dans trois semaines, le vendredi 22 février, nous ferons connaître les réponses reçues.
En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu porter à notre initiative, nous vous prions de croire à nos sentiments les meilleurs.

PS. Vous pouvez adresser votre contribution à l’une ou l’autre des associations signataires ou à Jean-Louis Peudon qui assure provisoirement la coordination.

Signataires

Amis des archives de l’Aube, Club dix-neuvième, Amis du Musée aubois de l’Education, Jean-Louis HUMBERT
Amis des Musées d’art et d’histoire, Françoise CAUMONT
Association pour le Respect du Patrimoine Historique et de l’Environnement du Département, Gérard NAYRAC
Association Jean Scapula pour la sauvegarde d’Aumont, Marie-Claire GUICHARD
Bourse du Travail, Mémoire vivante, Anna ZAJAC, Michel CHOQUART
Centre Pithou, Jacky PROVENCE, Pierre LEROY, fondateur et président honoraire
Champagne Historique, éditrice de la Vie en Champagne, Marie-Dominique LECLERC
Croqueurs de Pommes, Jean LEFEVRE
Le Son des Choses, Julien ROCIPON
Passeurs de fresque, Dominique SABROUX

Contact actuel : Jean-Louis PEUDON, 2 rue J. Grée – 10000 –TROYES - 03 25 82 03 03
– 06 81 77 69 39 – jlpeudon@wanadoo. fr"




Ma réponse:




Gérard Le Berre
Candidat aux élections cantonales
Canton de Piney
18 La Chaussée
10220 Mesnil-Sellières
http://gerard-leberre.blogspot.com/

Mesnil-Sellières le 29 février 2008


Mesdames, Messieurs les Présidents,

J’ai pris connaissance avec intérêt de votre analyse et de vos propositions concernant le patrimoine aubois et l’œuvre des Associations que vous représentez.
Je me suis permis de mettre en ligne votre appel sur le blog http://www.mesnil-sellieres.com/.
Je partage avec vous le souci de donner à notre département un rayonnement à la hauteur d’un patrimoine exceptionnel et je déplore les nombreuses occasions manquées notamment le torpillage du centre d’études médiévales. Je suis particulièrement attaché à l’étude et à la transmission de la mémoire ouvrière si pauvrement dotée dans une ville qui fut un fleuron de l’industrie textile. Au-delà des péripéties politico-commerciales, le sort réservé à la Bourse du Travail de Troyes me paraît hautement symbolique et révélateur.
Hors de l’agglomération troyenne, des potentialités me paraissent insuffisamment mises en valeur. Je pense entr’autres aux sites de Brienne-la-Vieille et de Vendeuvre . L’avenir de la commanderie d’ Avaleur appellera dans un avenir proche une attention soutenue.
Je souscris entièrement à vos préoccupations en matière de projet culturel sur le long terme, ce qui suppose en effet des choix d’organisation et de recrutement. Il ne manque pas dans notre département de jeunes formés à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine. On peut regretter que nombre d’entre eux ne puissent mettre en œuvre leurs capacités qu’à travers des emplois plus ou moins précaires et peu rémunérateurs.
La survie et le développement de la revue « La Vie en Champagne » est en effet une urgence. De longue date, elle s’emploie à populariser les événements et les personnalités qui façonnèrent notre territoire.
Souhaitant répondre au mieux à vos attentes, soyez assurés de mon soutien quelque soit d’ailleurs le sort des urnes.
Veuilles agréer Mesdames, messieurs les Présidents, l’expression de mon dévouement.

Gérard Le Berre.

lundi 25 février 2008

Vive les départements!


« Un jour, il faudra choisir entre la région et le département, car il ne saurait y avoir entre l’Etat et la commune deux collectivités intermédiaires » disait jadis Valéry Giscard d’Estaing.
Le rapport de la commission Attali remis à Nicolas Sarkozy le 23 janvier propose la disparition progressive de l’échelon départemental. Il propose également la concentration des communes pour créer 6 000 à 8 000 « super-communes » au lieu des 36 000 actuelles. En novembre dernier, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP avait estimé la mesure « imaginable ». Nicolas Sarkozy a déclaré le 23 janvier, lors de la remise du rapport, qu’il « n’était pas d’accord ». Déclaration de circonstance ? A la veille d’élections locales importantes, l’annonce n’était assurément pas opportune. Les Français , comme beaucoup d’élus, sont attachés à leurs départements. La preuve ? Plusieurs Conseil généraux dont celui de l’Aube, refusent de voir disparaître le numéro de leur territoire sur les plaques d’immatriculation automobile.






Le débat n’est sans doute pas clos. Après la constitution de regroupements de communes, on sait que ce gouvernement comme le précédent envisage par exemple, de réorganiser la gestion des écoles notamment rurales, autour de pôles de 11 à 13 classes chapeautées par un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) à direction unique. On observe également que certaines compétences des départements sont – au niveau de leurs directions - regroupées au niveau régional.


Certains organes de presse font « de la pédagogie » et anticipent : « En tant que collectivité territoriale, le département a une image vieillotte…les cadres anciens que sont le département et le canton…représentent la ruralité, l’aide sociale, la France qui peine à prendre le train de la modernisation… » (« Le Monde ». 2 février 2008). « la solution est simple à décrire. Supprimer les départements. Regrouper les communes. Donner un vrai pouvoir fiscal aux régions… » ( « Les Echos » 24 avril 2007). « Le département conserve une charge symbolique forte aux yeux de tous les nostalgiques de la république de papa… »( « Alternatives économiques. » Février 2008)


Vigilance nécessaire.


Hervé Bramy, président (PCF) du Conseil général de Seine Saint Denis pense au contraire que « les départements ont de l’avenir ». « Peut-on se passer des départements… ? Assurément oui, si l’on penche pour une société technocratique où les décisions se prennent loin des citoyens … Les collectivités territoriales et leurs élus, attachés à la qualité de leurs territoires (maillage des services publics, activités économiques, infrastructures de transports) sont des gêneurs potentiels à éliminer… Rien n’est plus urgent, dans un projet résolument ancré à gauche, que de leur redonner les moyens d’expérimenter, d’impulser des politiques progressistes… ». Tout comme Martin Malvy, Président (PS) de la Région Midi Pyrénées, il revendique une réforme de la fiscalité locale : « La nécessaire clarification ne naîtra pas de la suppression d’un échelon – département ou commune- mais d’une vraie réorganisation de la décentralisation. Je demande que cette réorganisation soit claire et financée. Cela passe d’abord par une réforme fiscale..Et ensuite par une vraie péréquation des ressources… [ Il s’agit] de compenser des inégalités aujourd’hui criantes entre les territoires… ».
Il est juste de signaler que des élus de la majorité refusent aussi la disparition des départements, sans toutefois répondre à la question des financements. Comme le fait remarquer Hervé Bramy pour fragiliser les départements : « …on peut aussi – comme les gouvernements successifs s’y emploient – les faire crouler sous les transferts de charges, les enfermer dans des compétences obligatoires, les transformer en super bureaux d’aide sociale et accepter que l’Etat ne garantisse plus aucune solidarité nationale… »


Démocratie de proximité.


A la question « Pour moderniser la vie publique faut-il supprimer les départements ? » 88% des Français disent « non », malgré une formulation tendant à suggérer une réponse affirmative ! ( Qui donc voudrait s’opposer à une « modernisation » ? ) Tout danger n’est pas écarté pour autant, et nous savons que de nombreuses transformations refusées par les citoyens ont fini par être imposées, en quelque sorte « à l’usure ».
Les Conseils généraux peuvent être des lieux de créativité sociale, des points d’appui pour le développement, des espaces nouveaux ouverts à la démocratie. Par votre vote vous pouvez favoriser cette ambition.

dimanche 24 février 2008

Une élection pour rien ?

"Dans un fauteuil ..."

La presse locale croît pouvoir pronostiquer « une stabilité politique » au niveau du département et dans le canton de Piney, l’élection du Conseiller sortant « dans un fauteuil ».
Je ne suis pas sûr que l’image soit appréciée : elle donne à penser que l’immobilisme l’emporterait ! Pour ma part, et avec ma suppléante, nous voyons plutôt l’avenir dans un esprit dynamique.


Le soutien de l’UMP à Dominique Voix n’est pas une surprise. Cela va mieux en le disant. L’électeur sait ainsi qu’en choisissant ce bulletin il approuverait par procuration la politique menée depuis 2002 par ce mouvement et plus particulièrement les mesures les plus récentes de M .Sarkozy. Les voix qui se compteront au soir du 9 et du 16 mars apporteront aussi un soutien aux mesures encore plus dures préparées par l’Elysée et qui ne manqueraient pas de sortir des tiroirs au lendemain d’un succès éventuel de l’actuelle majorité.


Autre information troublante : les maires du canton (tous ? ) auraient signé un document de soutien au candidat sortant. Nous ignorons s’ils ne l’ont fait qu’à titre personnel. La démarche est insolite. D’autant que certains des maires concernés ne se représentent pas. Quant aux autres, il n’est pas irrévérencieux de rappeler qu’ils seront soumis eux aussi au scrutin du 9 mars.
Cela révèle pour le moins une tentation unanimiste qui existe déjà au plus haut niveau du département et de l’Etat. Je pense au contraire que la diversité des opinions est une richesse, leur respect un devoir. Certains « flops » du Conseil général relevés récemment par la presse locale auraient peut-être été évités si l’on avait d’avantage écouté les élus « minoritaires ».


Naturellement, chacun est libre de faire connaître son soutien à tel ou tel . J’appelle d’ailleurs celles et ceux qui espèrent d’autres choix, qui veulent une autre politique, à le faire savoir autour d’eux et pourquoi pas publiquement. Ma candidature permet de manifester une volonté de résistance face aux mauvaises décisions de l’UMP et de ses soutiens. Elle s’inscrit dans une volonté de renouvellement de la gauche.