
mardi 11 mars 2008

jeudi 6 mars 2008
Faire mieux pour l’Aube et les aubois.
Lors d’une récente réunion, une intervenante posait la question suivante :
« Pourquoi devrais-je voter plutôt à gauche qu’à droite aux élections cantonales ? ». J’emprunterai la réponse au Conseil général lui-même : « Un budget pour exprimer des choix… le vote du budget traduit concrètement la politique du Conseil général… »
Les ressources du département proviennent principalement :
- de la fiscalité locale directe ( taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti et non bâti, taxe professionnelle ) : 29% des recettes.
- de dotations de l’Etat : 27%
- de la fiscalité indirecte (dont une partie de la taxe sur les carburants : TIPP) : 18%
- d’ emprunts : 13%
( source site du cg de l’aube pour 2007)
Le total se montait à 317,8 millions d’euros en 2007. 321, 7 millions d’€ en 2008.
La répartition des principales dépenses est la suivante (budget 2008) :
- action sociale 45,1% ( moyenne nationale 2005 : 66,2%)
- Réseaux, infrastructures, aménagement, environnement : 16,5% (m. nationale 27,9%)
- Enseignement (principalement collèges) : 11,6% (m. nationale 18,4%)
- Développement et zones d’activités : 6,6 %
- Transports dont transports scolaires : 5% (m .nationale 4,2% )
- Culture, jeunesse, sports, loisirs : 3,6%
Urgence sociale :
Les chiffres et les pourcentages rendent mal compte d’une réalité sociale rarement prise en compte. L’Aube est un département peu peuplé : 298 000 habitants soit une densité de 49 h / km2 (moyenne nationale 111 h / km2 ). En quelques dizaines d’années, l’emploi dans la bonneterie est passé de 24 000 emplois à 3 500. Et Joé Triché rappelait lors de la dernière session du Conseil général « les réalités douloureuses » des dernières semaines avec « de nouvelles fermetures d’usines dans le textile et les suppressions d’emploi chez Petitjean. »
Les salaires sont inférieurs de 20% à la moyenne nationale. Le PIB par habitant inférieur de 15%. Par contre, nous avons plus de familles monoparentales et plus de femmes au travail. Dans l’aube, ce sont 35 000 personnes qui vivent avec moins de 600 € par mois.
Dans le domaine de la santé, l’Aube se range au 74ème rang/ 95 pour la couverture médicale et au 70ème rang/95 pour le nombre de lits d’hôpitaux.
La formation des jeunes et des salariés, pour de meilleurs emplois.
La population étudiante s’est accrue à Troyes et l’on ne peut que s’en réjouir. Cela ne doit pas cacher un niveau de qualification en moyenne plus faible que la moyenne nationale. A l’emploi industriel en régression succède un emploi de services à faible revenu et à précarité croissante. La récente grève des employé(e)s des grandes surfaces a mis en évidence des conditions de vie et de travail très éloignées des slogans de l’UMP et de son Président. En France , 50% des salariés, tous secteurs confondus gagnent moins de 1600 € nets par mois. 47% des familles monoparentales ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.
Lors d’une conversation télévisée – sur FR3 - avec Marc Bret, Philippe Adnot s’est réfugié derrière la « compétence régionale » en matière de formation. Quelques secondes plus tôt, il vantait le volontarisme du département dans le domaine des infrastructures !
Nous proposons :
- d’instaurer le quotient familial dans les cantines de façon à prendre en compte réellement les ressources des familles. (Pour les enfants des familles les moins aisées la cantine à 1 €.). Ce mode de calcul pourrait être étendu aux activités sportives et de loisirs grâce à des aides départementales.
- De favoriser le maintien à domicile de tous ceux dont l’autonomie est affectée par la maladie ou l’âge en développant des emplois locaux. Les structures associatives existantes seront soutenues de même que les initiatives des communes ou des communautés de communes.( Dans notre département, le nombre de personnes de plus de 75 ans est supérieur à la moyenne nationale.)
- De faciliter l’accès à des modes de transports adaptés, à des tarifs raisonnables.
- De lutter contre les inégalités, notamment dans le domaine de la formation. La dotation d’un ordinateur portable à chaque collégien (cartable électronique) est déjà mise en œuvre dans de nombreux départements. La politique de formation en direction des jeunes et des Rmistes serait soutenue par le département afin de faire reculer le travail précaire et les bas salaires . Les conseillers généraux peuvent agir en amont notamment par leur soutien aux salariés menacés de suppressions d’emploi. La fermeture programmée de sièges de tribunaux de prud’hommes doit être combattue.
- L’accueil dès la petite enfance est déterminante pour l’avenir. Le service public d’éducation, l’école maternelle doivent être soutenus ainsi que les structures d’accompagnement ( garderies, cantines…)
Avec quels moyens ?
Les ressources du département sont conditionnées par une fiscalité injuste et des transferts de l’Etat qui se décharge de ses missions de service public sans compenser les dépenses nouvelles.
Il est cependant possible d’agir dans le cadre actuel.
- Le budget 2008 fait apparaître un excédent de recettes de fonctionnement de 35 millions A titre de comparaison, , les subventions aux communes et structures intercommunales s’élèvent à 16,1 millions d’€. Il existe donc bien des marges de manœuvre sans augmentation des impôts.
- La transparence dans les aides publiques : actuellement des fonds importants sont attribués à des entreprises sans évaluation ni contrôle.
- Des refus de coopération entre les collectivités privent le département de ressources ( Pôle de compétitivité, participation de la région au Parc naturel - PNRFO)
- L’abandon de services publics au secteur privé (eau ; assainissement ) se révèle souvent coûteux.
Notre engagement implique la participation de tous à la définition et à la mise en œuvre de nouvelles orientations. C’est pourquoi, sous des formes adaptées aux divers territoires, nous proposons l’instauration d’un dialogue réunissant citoyens et élus. Une « démocratie participative » qui ne s’arrêterait pas à la formulation des attentes, mais donnerait la possibilité de peser sur les choix, y compris budgétaires.
vendredi 29 février 2008
L'Aube qui se lève tôt.
Hausse de salaires. Les salarié(e)s du groupe Devanlay ont obtenu 2,5% d’augmentation et la mise en place de chèques vacances. Un débrayage appuyait les négociateurs . Le groupe a réalisé 132 millions d’euros de bénéfices pour un chiffre d’affaire de 825 millions. C’est beaucoup « pour une ouvrière qui gagne 10 euros de l’heure et en moyenne 1 000 euros net par mois » précise une syndicaliste. La CGT doit consulter les salariés avant la signature éventuelle d’un accord. Devant les bureaux de l’entreprise une couseuse déclarait « Nous voulons autant que lui » , faisant allusion à la hausse de 170% accordée au Président de la république.
La hausse des prix a atteint 2,8% en 2007, le taux le plus élevé depuis 1992. Elle pourrait atteindre 3% en février. L’augmentation des prix alimentaires et de l’énergie sont les plus sensibles : + 12,3% pour l’énergie, + 4,2% pour l’alimentation, + 3,1% pour les loyers, l’eau et les ordures ménagères. Ces pourcentages moyens rendent mal compte des augmentations subies par les ménages et que la récente enquête du journal "60 millions de consommateurs" a mis en évidence. Le président Sarkozy a déclaré notamment que « les Français avaient le « sentiment justifié que leur pouvoir d’achat était rogné, que leur niveau de vie avait baissé à cause de cette augmentation des prix » . M . de La Palice n’aurait pas mieux dit. Solutions selon son gouvernement : veiller au respect de la concurrence et travailler plus longtemps. Si la valeur de l’heure de travail diminue, faites plus d’heures pour compenser ! Encore faut-il le pouvoir.
Travailler plus .On sait déjà que 4,8% de la population a plusieurs employeurs ( 1 126 000 salariés- chiffres INSEE 2005). Cette proportion a cru de 13,5% depuis 2003. Dans 7 cas sur 10, l’emploi principal est à temps partiel. Cela concerne essentiellement des emplois féminins, dans les services aux particuliers (40%) ; l’éducation ,la santé et l’action sociale (39%) ; les services aux entreprises (7%). Ces chiffres sous estiment la réalité puisqu’ils ne tiennent pas compte des travailleurs indépendants ni naturellement du travail au noir. Certains travailleurs atteignent ainsi des horaires à la limite de la légalité. Ils ne bénéficient pas des mesures sur les heures supplémentaires puisqu’ils dépendent de deux employeurs. La « défiscalisation » des dites heures ne concerne d’ailleurs que ceux qui gagnent assez pour payer des impôts !… (Les durées maximales de travail sont fixées (sauf dérogation) à 10 h par jour, 48 h par semaine, 44 h en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives. )
Chômage : +1,1% en novembre…+ 1,2% en décembre La hausse du chômage dans l’Aube a repris depuis le mois d’août. Il y aurait 10 396 demandeurs d’emploi selon les chiffres officiels. L’augmentation des nouvelles inscriptions à l’ANPE est de 4,1% (contre 2,6% pour la région.) Les offres d’emploi déposées croissent de 4,5% contre 9,5% pour la région (+ 12,3% dans la Marne). Le taux de chômage selon les normes du BIT (Bureau international du travail) est de 8,4%.
Caisses vides ? En 2007, 528 000 contribuables ont réglé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour un montant de 4,42 milliards d’euros. En cinq ans, le nombre d’assujettis à cet impôt a augmenté de 85%. Selon le syndicat unifié des impôts (SNUI) cette progression est due à l’augmentation des valeurs mobilières (titres financiers) , du marché immobilier , et de l’effet démographique. Pour 50% des assujettis, le montant de cet impôt ne dépasse pas 2 000 euros par an Par exemple, pour un patrimoine de 830 000 euros, un couple paie 440 euros d’ISF. 1,2% seulement des contribuables de l’ISF sont classés dans les fortunes estimées à plus de 10 millions d’euros. Grâce aux mesures prises par le gouvernement Fillon-Sarkozy, 18 000 contribuables bénéficiant du bouclier fiscal pourraient se voir rembourser 563 millions d’euros ! Afin de savoir si vous faites partie des heureux élus voici le barème de l’ISF :
< taux =" 0" taux =" 0,55%" taux =" 0,75%" taux =" 1%" taux =" 1,3%" taux =" 1,65%" taux =" 1,8%
La presse en parle.

Patrimoine et culture.
"L’Aube, Troyes et la culture : un patrimoine d’exception, un rayonnement insuffisant, quelques propositions pour changer
Le 31 janvier 2008
Madame, Monsieur
Vous êtes candidate ou candidat aux élections municipales à Troyes ou dans une des villes composant la CAT, ou aux élections au conseil général du département de l’Aube.
Nos associations qui rassemblent plusieurs centaines d’adhérents se sont réunies pour faire un état des lieux de la politique culturelle menée à Troyes, dans le cadre de l’agglomération troyenne et dans celui du département. Elles ont été conduites à le faire car elles considèrent que la promotion du patrimoine local, à bien des égards exceptionnel, n’est pas à la hauteur de ce que celui-ci représente dans l’histoire nationale et internationale. Elles ont élaboré le document joint à cette lettre qui comprend une analyse de l’identité culturelle locale, des insuffisances constatées dans la reconnaissance et la mise en valeur de cette identité, des quelques faits positifs aussi, des causes des insuffisances. Nous terminons ce document par une certain nombre de propositions propres selon nous à améliorer la situation.
Au moment où vous recevrez ce document, nous l’aurons rendu public lors d’une conférence de presse. Nous souhaitons avoir votre point de vue sur son contenu, son analyse, ses propositions et nous souhaitons connaître les éléments de votre programme qui répondent à nos préoccupations. Dans trois semaines, le vendredi 22 février, nous ferons connaître les réponses reçues.
En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu porter à notre initiative, nous vous prions de croire à nos sentiments les meilleurs.
PS. Vous pouvez adresser votre contribution à l’une ou l’autre des associations signataires ou à Jean-Louis Peudon qui assure provisoirement la coordination.
Signataires
Amis des archives de l’Aube, Club dix-neuvième, Amis du Musée aubois de l’Education, Jean-Louis HUMBERT
Amis des Musées d’art et d’histoire, Françoise CAUMONT
Association pour le Respect du Patrimoine Historique et de l’Environnement du Département, Gérard NAYRAC
Association Jean Scapula pour la sauvegarde d’Aumont, Marie-Claire GUICHARD
Bourse du Travail, Mémoire vivante, Anna ZAJAC, Michel CHOQUART
Centre Pithou, Jacky PROVENCE, Pierre LEROY, fondateur et président honoraire
Champagne Historique, éditrice de la Vie en Champagne, Marie-Dominique LECLERC
Croqueurs de Pommes, Jean LEFEVRE
Le Son des Choses, Julien ROCIPON
Passeurs de fresque, Dominique SABROUX
Contact actuel : Jean-Louis PEUDON, 2 rue J. Grée – 10000 –TROYES - 03 25 82 03 03
– 06 81 77 69 39 – jlpeudon@wanadoo. fr"
Gérard Le Berre
Candidat aux élections cantonales
Canton de Piney
18 La Chaussée
10220 Mesnil-Sellières
http://gerard-leberre.blogspot.com/
Mesnil-Sellières le 29 février 2008
Mesdames, Messieurs les Présidents,
J’ai pris connaissance avec intérêt de votre analyse et de vos propositions concernant le patrimoine aubois et l’œuvre des Associations que vous représentez.
Je me suis permis de mettre en ligne votre appel sur le blog http://www.mesnil-sellieres.com/.
Je partage avec vous le souci de donner à notre département un rayonnement à la hauteur d’un patrimoine exceptionnel et je déplore les nombreuses occasions manquées notamment le torpillage du centre d’études médiévales. Je suis particulièrement attaché à l’étude et à la transmission de la mémoire ouvrière si pauvrement dotée dans une ville qui fut un fleuron de l’industrie textile. Au-delà des péripéties politico-commerciales, le sort réservé à la Bourse du Travail de Troyes me paraît hautement symbolique et révélateur.
Hors de l’agglomération troyenne, des potentialités me paraissent insuffisamment mises en valeur. Je pense entr’autres aux sites de Brienne-la-Vieille et de Vendeuvre . L’avenir de la commanderie d’ Avaleur appellera dans un avenir proche une attention soutenue.
Je souscris entièrement à vos préoccupations en matière de projet culturel sur le long terme, ce qui suppose en effet des choix d’organisation et de recrutement. Il ne manque pas dans notre département de jeunes formés à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine. On peut regretter que nombre d’entre eux ne puissent mettre en œuvre leurs capacités qu’à travers des emplois plus ou moins précaires et peu rémunérateurs.
La survie et le développement de la revue « La Vie en Champagne » est en effet une urgence. De longue date, elle s’emploie à populariser les événements et les personnalités qui façonnèrent notre territoire.
Souhaitant répondre au mieux à vos attentes, soyez assurés de mon soutien quelque soit d’ailleurs le sort des urnes.
Veuilles agréer Mesdames, messieurs les Présidents, l’expression de mon dévouement.
Gérard Le Berre.
lundi 25 février 2008
Vive les départements!
Le rapport de la commission Attali remis à Nicolas Sarkozy le 23 janvier propose la disparition progressive de l’échelon départemental. Il propose également la concentration des communes pour créer 6 000 à 8 000 « super-communes » au lieu des 36 000 actuelles. En novembre dernier, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP avait estimé la mesure « imaginable ». Nicolas Sarkozy a déclaré le 23 janvier, lors de la remise du rapport, qu’il « n’était pas d’accord ». Déclaration de circonstance ? A la veille d’élections locales importantes, l’annonce n’était assurément pas opportune. Les Français , comme beaucoup d’élus, sont attachés à leurs départements. La preuve ? Plusieurs Conseil généraux dont celui de l’Aube, refusent de voir disparaître le numéro de leur territoire sur les plaques d’immatriculation automobile.

Certains organes de presse font « de la pédagogie » et anticipent : « En tant que collectivité territoriale, le département a une image vieillotte…les cadres anciens que sont le département et le canton…représentent la ruralité, l’aide sociale, la France qui peine à prendre le train de la modernisation… » (« Le Monde ». 2 février 2008). « la solution est simple à décrire. Supprimer les départements. Regrouper les communes. Donner un vrai pouvoir fiscal aux régions… » ( « Les Echos » 24 avril 2007). « Le département conserve une charge symbolique forte aux yeux de tous les nostalgiques de la république de papa… »( « Alternatives économiques. » Février 2008)
Vigilance nécessaire.
Hervé Bramy, président (PCF) du Conseil général de Seine Saint Denis pense au contraire que « les départements ont de l’avenir ». « Peut-on se passer des départements… ? Assurément oui, si l’on penche pour une société technocratique où les décisions se prennent loin des citoyens … Les collectivités territoriales et leurs élus, attachés à la qualité de leurs territoires (maillage des services publics, activités économiques, infrastructures de transports) sont des gêneurs potentiels à éliminer… Rien n’est plus urgent, dans un projet résolument ancré à gauche, que de leur redonner les moyens d’expérimenter, d’impulser des politiques progressistes… ». Tout comme Martin Malvy, Président (PS) de la Région Midi Pyrénées, il revendique une réforme de la fiscalité locale : « La nécessaire clarification ne naîtra pas de la suppression d’un échelon – département ou commune- mais d’une vraie réorganisation de la décentralisation. Je demande que cette réorganisation soit claire et financée. Cela passe d’abord par une réforme fiscale..Et ensuite par une vraie péréquation des ressources… [ Il s’agit] de compenser des inégalités aujourd’hui criantes entre les territoires… ».
Il est juste de signaler que des élus de la majorité refusent aussi la disparition des départements, sans toutefois répondre à la question des financements. Comme le fait remarquer Hervé Bramy pour fragiliser les départements : « …on peut aussi – comme les gouvernements successifs s’y emploient – les faire crouler sous les transferts de charges, les enfermer dans des compétences obligatoires, les transformer en super bureaux d’aide sociale et accepter que l’Etat ne garantisse plus aucune solidarité nationale… »
Démocratie de proximité.
A la question « Pour moderniser la vie publique faut-il supprimer les départements ? » 88% des Français disent « non », malgré une formulation tendant à suggérer une réponse affirmative ! ( Qui donc voudrait s’opposer à une « modernisation » ? ) Tout danger n’est pas écarté pour autant, et nous savons que de nombreuses transformations refusées par les citoyens ont fini par être imposées, en quelque sorte « à l’usure ».
Les Conseils généraux peuvent être des lieux de créativité sociale, des points d’appui pour le développement, des espaces nouveaux ouverts à la démocratie. Par votre vote vous pouvez favoriser cette ambition.
dimanche 24 février 2008
Une élection pour rien ?
La presse locale croît pouvoir pronostiquer « une stabilité politique » au niveau du département et dans le canton de Piney, l’élection du Conseiller sortant « dans un fauteuil ».
Je ne suis pas sûr que l’image soit appréciée : elle donne à penser que l’immobilisme l’emporterait ! Pour ma part, et avec ma suppléante, nous voyons plutôt l’avenir dans un esprit dynamique.
Le soutien de l’UMP à Dominique Voix n’est pas une surprise. Cela va mieux en le disant. L’électeur sait ainsi qu’en choisissant ce bulletin il approuverait par procuration la politique menée depuis 2002 par ce mouvement et plus particulièrement les mesures les plus récentes de M .Sarkozy. Les voix qui se compteront au soir du 9 et du 16 mars apporteront aussi un soutien aux mesures encore plus dures préparées par l’Elysée et qui ne manqueraient pas de sortir des tiroirs au lendemain d’un succès éventuel de l’actuelle majorité.
Autre information troublante : les maires du canton (tous ? ) auraient signé un document de soutien au candidat sortant. Nous ignorons s’ils ne l’ont fait qu’à titre personnel. La démarche est insolite. D’autant que certains des maires concernés ne se représentent pas. Quant aux autres, il n’est pas irrévérencieux de rappeler qu’ils seront soumis eux aussi au scrutin du 9 mars.
Cela révèle pour le moins une tentation unanimiste qui existe déjà au plus haut niveau du département et de l’Etat. Je pense au contraire que la diversité des opinions est une richesse, leur respect un devoir. Certains « flops » du Conseil général relevés récemment par la presse locale auraient peut-être été évités si l’on avait d’avantage écouté les élus « minoritaires ».
Naturellement, chacun est libre de faire connaître son soutien à tel ou tel . J’appelle d’ailleurs celles et ceux qui espèrent d’autres choix, qui veulent une autre politique, à le faire savoir autour d’eux et pourquoi pas publiquement. Ma candidature permet de manifester une volonté de résistance face aux mauvaises décisions de l’UMP et de ses soutiens. Elle s’inscrit dans une volonté de renouvellement de la gauche.

samedi 23 février 2008
A gauche!
Tous les candidats aux élections cantonales sont désormais connus. La presse locale ce vendredi en publie la liste. Curieusement, les candidats d’union de la gauche sont présentés sous leur seule étiquette politique. Ce qui donne l’impression dans de nombreux cantons, de n’avoir le choix qu’entre l’UMP, le PCF ou le FN. C’est évidemment inexact puisque dans notre canton pour ne prendre que cet exemple, Emmanuelle Gervasoni et moi sommes candidats d’union de la gauche. De même que Pierre Descaves (PS) dans le canton de Chaource.

Voici donc la liste des candidats « de gauche » pour le département.
Aix en Othe : Jérôme Malette -Charline Cornevin (suppléante). Hervé Murgier représente les « Verts »)
Bar sur Seine : Joseph Seghetto - Amelle Calfon (suppléante).
Bar sur Aube : Patrick Gracia -Danièle Nguyen suppléante (PC) .Francis Pointeaux représente le PS.
Chavanges : Nicolas Tron - Françoise Cuisin (suppléante).
Chaource : Pierre Descaves
Essoyes : Paulin Meya .
Les Riceys : Josette Le Dins - Jean Bernard Vadrot (suppléant).
Lusigny : Marcel Renaud -Joyce Morin (suppléante).
Méry sur Seine : Daniel Doucet - Françoise Doucet( suppléante).
Piney : Gérard Le Berre - Emmanuelle Gervasoni (suppléante).
Romilly I. Christian Bathélémy - Isabelle Tripier (suppléante) . Claude Maitrot représente le MDC.
Vendeuvre : Yannick Penagos présenté comme candidat de « centre gauche »
Sainte Savine : Françoise Cunéaz - Régis Labbé (suppléant) . Jean Marc Massin, candidat sortant représente les « Verts ». Joël Sohier -Parti des Travailleurs- est le seul candidat trotskiste du département. )
Troyes I. Florent Ballanfat -Myriam Dahoumane (suppléante). Candidats présentés sar le PCF, ils incarnent les espoirs de la gauche dans ce canton depuis le passage de Marc Bret aux côtés de l’UMP dans la liste du maire de Troyes. Ils ont reçu le soutien officiel du PS de l'Aube.
Troyes 4 . Dimitri Sidor . Dominique Deharbe représente les "verts".
Troyes 6. Jean Pierre Cornevin - Gisèle Malaval ( suppléante) . Jean Marie Piet représente le PS.
jeudi 21 février 2008
Cantonales: un enjeu pour l'Aube.
Depuis sept ans, date de la dernière élection cantonale, l’enjeu et le sens de l’élection a évolué :
- Les communes du canton font désormais partie d’une « communauté » dotée d’un Conseil communautaire et d’un Président.
- La réforme de l’Etat actuellement en cours et en particulier le rapport « Attali » tendent à redéfinir les institutions locales. Au sein de la majorité UMP la disparition du département est fortement envisagée. « Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en dix ans l’échelon départemental » telle est la proposition Attali défendue notamment par Maurice Leroy (Nouveau centre) . « La fusion entre les départements et les régions est une réforme profonde à engager » écrit-il dans Le Monde (14 février 2008). A la veille de l’élection départementale le Président de la république a pris ses distances avec cette mesure. Disons le en toute simplicité : cela ne suffit pas à nous rassurer.
Quelle est la place du canton dans les structures administratives ?
Malgré une confusion fréquemment entretenue, le canton est d’abord une circonscription électorale. L’ assemblée correspondante est le Conseil général qui gère le budget départemental. Les élus qui composent cette assemblée sont les conseillers généraux. Le mode de scrutin étant le scrutin majoritaire à deux tours, le département a été découpé en 33 circonscriptions : ce sont nos cantons.
Ce système n’est pas exempt de critiques. On sait qu’il n’assure pas une représentation équitable de la diversité des opinions. Sur 33 conseillers généraux – qu’il serait plus juste d’appeler conseillers départementaux- on compte 28 conseillers de droite ( même si tous n’affichent pas leur appartenance), 1 écologiste, 2 PS et 2 PCF : 85% d’élus de droite alors que la gauche représente tout de même près de 40% des voix dans l’Aube ! Cette extravagance soigneusement entretenue est le résultat du découpage territorial ( 65% de la population élit seulement 5 conseillers, les 35% restant en élisent 28 ! ). Le mode de scrutin favorise le déséquilibre. Depuis toujours nous réclamons un scrutin proportionnel : autant de voix que d’élus en pourcentage.
Quel est le rôle du Conseiller général ?
Membre de l’Assemblée départementale, il prend part à tous les débats concernant l’Aube. Il participe à diverses commissions et siège dans les organismes correspondants. Il vote en particulier le budget ( 321,7 millions d’euros en 2008). Compte tenu des pouvoirs du Conseil général, l’orientation politique des élus est loin d’être sans importance. Lors de son interview sur FR3, le président sortant, M. Adnot a cru pouvoir tirer argument de ce que de nombreux textes avaient été votés par la plupart voire tous les conseillers essayant ainsi de donner à penser que les élus ne seraient que des « gestionnaires » impartiaux et unanimes. Il n’en est rien naturellement. L’opposition sait heureusement se montrer constructive. Cela ne signifie nullement qu’elle n’a pas de projets propres. Là comme ailleurs, la droite se distingue de la gauche. M. Adnot comme M Voix se flattent de ne pas augmenter « les impôts ». Ils oublient simplement de dire que la fiscalité locale est profondément injuste et qu’ils l’aggravent pour les plus modestes.
Localement cependant, le Conseiller général est aussi l’interlocuteur privilégié des élus municipaux. Au contact avec la population, il a la possibilité d’informer, de faciliter la réalisation des projets locaux. La part des subventions accordées par le département aux communes et aux associations n’est pas négligeable. Les habitants du canton et leurs élus attendent à juste titre que leur Conseiller général défende les dossiers qui lui sont soumis et participe autant que faire se peu à une répartition équitable au niveau des divers territoires. Cette fonction n’est pas « institutionnelle » . Elle résulte de pratiques locales et n’est pas toujours exempte du risque de clientélisme.
Depuis peu, les communes du canton de Piney ont été regroupées dans une « communauté » dotée d’un Conseil communautaire composé d’élus et d’un Président. Présentée comme une simple transformation des anciens syndicats intercommunaux, il est bien évident que cette structure est appelée à prendre de plus en plus d’importance.
mardi 19 février 2008
Pourquoi suis-je candidat?
Au service du canton .
J’habite le canton de Piney depuis plus de 30 ans et j’y ai exercé la plus grande partie de ma vie professionnelle au service des enfants et de l’éducation. A ce titre, il m’a été donné de connaître les espoirs, les satisfactions et les soucis de nombreuses familles. J’ai accompagné et participé autant que je l’ai pu à l’évolution de l’accueil des enfants que ce soit en milieu scolaire ou périscolaire. Depuis mon arrivée, je me suis impliqué dans la vie associative locale et je n’ai pas cessé de m’intéresser aux projets et aux réalisations qu’animent de nombreux bénévoles.
Une certaine idée de la citoyenneté.
La période récente donne de multiples exemples du brouillage, de la confusion des idées. Mes convictions ont naturellement évolué. Le monde a changé. Cependant, les valeurs fondamentales qui guidèrent mon engagement restent vivaces : la démocratie, la justice et la réussite sociale, un développement économique maîtrisé sont toujours d’actualité. Il me paraît nécessaire que les femmes et les hommes du canton de Piney qui partagent de manières diverses ces aspirations, puissent les exprimer lors d’un scrutin de portée nationale.
Présenté par le Parti communiste et soutenu par le Parti socialiste de l’Aube, ma candidature peut rassembler toutes celles et ceux qui souhaitent un renouvellement dans notre canton.
Faire mieux pour l’Aube et les Aubois.
Telle est la volonté qui anime les candidats qui, dans les autres cantons renouvelables de notre département se sont unis pour défendre les grandes lignes d’action que devrait à notre avis suivre l’Assemblée départementale. Ces réflexions sont le fruit de l’expérience d’élus expérimentés tant au Conseil général, que dans l’agglomération troyenne. Malheureusement, comme vous le savez, le Conseil général ne reflète pas convenablement la diversité des opinions : 33 conseillers généraux, 5 seulement (15%) pour exprimer les voix de 38 à 40% des électeurs. Au niveau départemental, comme dans le canton, il existe une tentation d’hégémonie et d’unanimisme qui devrait inquiéter.
Ma candidature peut là aussi permettre l’expression de sensibilités variées qui ne se satisfont peut-être pas des bilans triomphalistes exprimés par le Président sortant et les conseillers qui le soutiennent.
Une suppléante engagée.
Pour la première fois, la loi électorale favorise la parité lors de cette consultation. Emmanuelle Gervasoni a accepté d’être ma suppléante. Mère de famille, elle travaille en milieu hospitalier et se consacre aussi à l’activité syndicale. La solidarité et la démocratie sont deux de ses préoccupations principales. Elle apporte son expérience des situations sociales et professionnelles ainsi que sa connaissance des réglementations et projets concernant notamment la santé, la vie et les aspirations des personnes âgées.
D’autres articles permettront d’aborder divers sujets qui nous tiennent à cœur, tant pour le canton que pour le département. Les réunions publiques d’ores et déjà programmées vous permettront si vous le souhaitez de nous rencontrer.