mardi 11 mars 2008


Remerciements.


Au lendemain d'un scrutin qui donne , dans notre canton , l'avantage au Conseiller sortant , Emmanuelle Gervasoni et moi remercions les 630 électrices et électeurs ( 23,69 %) qui nous ont accordé leur confiance.

Les scores par commune sont les suivants: Assencières 24 voix ( 27%); Val d'Auzon 30 voix (13%); Bouy-Luxembourg 17 ( 14%); Brevonnes 67 ( 20%); Dosches 41 ( 23%); Géraudot 69 ( 32%); Luyères 63 ( 27%); Mesnil-Sellières 151 ( 54%); Onjon 27 ( 16%); Piney 91 ( 15%); Rouilly-Sacey 50 ( 27%)


Lors des élections cantonales de 2002, la candidature unitaire de gauche avait remporté 597 suffrages et 24,11% des voix. Nous gagnons 33 voix et perdons 0,42%.


Le nombre d'inscrits était passé de 3 384 à 3 652 (+ 268), le nombre de votants de 2626 à 2771 ( + 145 ). Le nombre de votes exprimés était de 2476 en 2002 contre 2659 en 2008 ( +183). La participation était de 77,60% en 2002, et de 75,88 en 2008 ( - 1,72 %).


Le Front national recule de 13,37% (331 voix) à 9,25% (246 voix) soit - 4,12% ( - 85 voix)

Le candidat de droite obtient 1783 voix et 67,06% ( + 235 voix = + 4,54% )


Au vu de ces résultats, et sans qu'on puisse naturellement parler de transferts automatiques, il est vraisemblable que le conseiller général de droite recueille des voix jusque là captées par le Front national. Cette situation se retrouve d'ailleurs dans d'autres cantons de notre département qui accordaient à la formation d'extrême droite des scores relativement importants.


Au delà des questions de personnalité dont chacun est seul juge, la stabilité du rapport de forces droite gauche est remarquable et ce malgré l' évolution de la population.

Le second tour concerne 4 cantons sur 16. Quelque soit un résultat que nous souhaitons favorable pour ceux des candidats qui incarnent une volonté de renouvellement démocratique, la majorité départementale ne sera pas affaiblie. Le ralliement du conseiller ex-PS de Troyes I à la droite ne clarifie pas le débat politique.

Nous espérons avoir modestement contribué à l'expression d'une volonté unitaire de renouvellement et d'ouverture. Nous resterons aux côtés de toutes celles et ceux qui ne se résignent pas au recul de civilisation engagé par le pouvoir actuel. L'unité a fait la preuve de son efficacité dans le scrutin municipal et permis le rassemblement dans de nombreux cantons. Nous savons cependant que celà n'est pas suffisant. Les pratiques démocratiques nouvelles dessineront au jour le jour les contours d'une société humaine et solidaire, hors des combinaisons sectaires et des emballements médiatiques. Chacune, chacun a ici sa place.

jeudi 6 mars 2008

Faire mieux pour l’Aube et les aubois.



Lors d’une récente réunion, une intervenante posait la question suivante :
« Pourquoi devrais-je voter plutôt à gauche qu’à droite aux élections cantonales ? ». J’emprunterai la réponse au Conseil général lui-même : « Un budget pour exprimer des choix… le vote du budget traduit concrètement la politique du Conseil général… »

Les ressources du département proviennent principalement :

- de la fiscalité locale directe ( taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti et non bâti, taxe professionnelle ) : 29% des recettes.
- de dotations de l’Etat : 27%
- de la fiscalité indirecte (dont une partie de la taxe sur les carburants : TIPP) : 18%
- d’ emprunts : 13%
( source site du cg de l’aube pour 2007)
Le total se montait à 317,8 millions d’euros en 2007. 321, 7 millions d’€ en 2008.

La répartition des principales dépenses est la suivante (budget 2008) :

- action sociale 45,1% ( moyenne nationale 2005 : 66,2%)
- Réseaux, infrastructures, aménagement, environnement : 16,5% (m. nationale 27,9%)
- Enseignement (principalement collèges) : 11,6% (m. nationale 18,4%)
- Développement et zones d’activités : 6,6 %
- Transports dont transports scolaires : 5% (m .nationale 4,2% )
- Culture, jeunesse, sports, loisirs : 3,6%


Urgence sociale :

Les chiffres et les pourcentages rendent mal compte d’une réalité sociale rarement prise en compte. L’Aube est un département peu peuplé : 298 000 habitants soit une densité de 49 h / km2 (moyenne nationale 111 h / km2 ). En quelques dizaines d’années, l’emploi dans la bonneterie est passé de 24 000 emplois à 3 500. Et Joé Triché rappelait lors de la dernière session du Conseil général « les réalités douloureuses » des dernières semaines avec « de nouvelles fermetures d’usines dans le textile et les suppressions d’emploi chez Petitjean. »
Les salaires sont inférieurs de 20% à la moyenne nationale. Le PIB par habitant inférieur de 15%. Par contre, nous avons plus de familles monoparentales et plus de femmes au travail. Dans l’aube, ce sont 35 000 personnes qui vivent avec moins de 600 € par mois.
Dans le domaine de la santé, l’Aube se range au 74ème rang/ 95 pour la couverture médicale et au 70ème rang/95 pour le nombre de lits d’hôpitaux.

La formation des jeunes et des salariés, pour de meilleurs emplois.

La population étudiante s’est accrue à Troyes et l’on ne peut que s’en réjouir. Cela ne doit pas cacher un niveau de qualification en moyenne plus faible que la moyenne nationale. A l’emploi industriel en régression succède un emploi de services à faible revenu et à précarité croissante. La récente grève des employé(e)s des grandes surfaces a mis en évidence des conditions de vie et de travail très éloignées des slogans de l’UMP et de son Président. En France , 50% des salariés, tous secteurs confondus gagnent moins de 1600 € nets par mois. 47% des familles monoparentales ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.
Lors d’une conversation télévisée – sur FR3 - avec Marc Bret, Philippe Adnot s’est réfugié derrière la « compétence régionale » en matière de formation. Quelques secondes plus tôt, il vantait le volontarisme du département dans le domaine des infrastructures !

Nous proposons :

- d’instaurer le quotient familial dans les cantines de façon à prendre en compte réellement les ressources des familles. (Pour les enfants des familles les moins aisées la cantine à 1 €.). Ce mode de calcul pourrait être étendu aux activités sportives et de loisirs grâce à des aides départementales.
- De favoriser le maintien à domicile de tous ceux dont l’autonomie est affectée par la maladie ou l’âge en développant des emplois locaux. Les structures associatives existantes seront soutenues de même que les initiatives des communes ou des communautés de communes.( Dans notre département, le nombre de personnes de plus de 75 ans est supérieur à la moyenne nationale.)
- De faciliter l’accès à des modes de transports adaptés, à des tarifs raisonnables.
- De lutter contre les inégalités, notamment dans le domaine de la formation. La dotation d’un ordinateur portable à chaque collégien (cartable électronique) est déjà mise en œuvre dans de nombreux départements. La politique de formation en direction des jeunes et des Rmistes serait soutenue par le département afin de faire reculer le travail précaire et les bas salaires . Les conseillers généraux peuvent agir en amont notamment par leur soutien aux salariés menacés de suppressions d’emploi. La fermeture programmée de sièges de tribunaux de prud’hommes doit être combattue.
- L’accueil dès la petite enfance est déterminante pour l’avenir. Le service public d’éducation, l’école maternelle doivent être soutenus ainsi que les structures d’accompagnement ( garderies, cantines…)


Avec quels moyens ?

Les ressources du département sont conditionnées par une fiscalité injuste et des transferts de l’Etat qui se décharge de ses missions de service public sans compenser les dépenses nouvelles.
Voter le 9 mars, ce sera aussi sanctionner cette dérive voulue par le gouvernement et sa majorité, soutenue par la majorité départementale et les parlementaires aubois.

Il est cependant possible d’agir dans le cadre actuel.
- Le budget 2008 fait apparaître un excédent de recettes de fonctionnement de 35 millions A titre de comparaison, , les subventions aux communes et structures intercommunales s’élèvent à 16,1 millions d’€. Il existe donc bien des marges de manœuvre sans augmentation des impôts.
- La transparence dans les aides publiques : actuellement des fonds importants sont attribués à des entreprises sans évaluation ni contrôle.
- Des refus de coopération entre les collectivités privent le département de ressources ( Pôle de compétitivité, participation de la région au Parc naturel - PNRFO)
- L’abandon de services publics au secteur privé (eau ; assainissement ) se révèle souvent coûteux.

Notre engagement implique la participation de tous à la définition et à la mise en œuvre de nouvelles orientations. C’est pourquoi, sous des formes adaptées aux divers territoires, nous proposons l’instauration d’un dialogue réunissant citoyens et élus. Une « démocratie participative » qui ne s’arrêterait pas à la formulation des attentes, mais donnerait la possibilité de peser sur les choix, y compris budgétaires.